l'écho des mortsAttention ! Chef d’œuvre !

L’écho des morts explore l’atmosphère étrange de l’île d’Oland, où les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s’installer définitivement.

Quelques jours après leur arrivée au cœur de l’hiver, Karine Westin est retrouvée noyée et son mari sombre dans la dépression. Alors que d’inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l’enquête est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un accident.

C’est l’histoire du deuil, de la perte et de la souffrance qu’elle engendre. L’histoire d’un homme qui ne sait plus comment parler à ses enfants de ces morts qui l’accablent, sa sœur, sa femme, avec en perpétuel fond l’idée qu’il y aura un moyen qu’elle(s) revienne(nt).

Les mots ne doivent jamais être prononcés, alors il se dit des « peut-être » des « bientôt ».

Dehors un groupe de psychopathes pille les maisons habitées ou inhabitées, une jeune policière prend ses fonctions de policière de proximité, elle engage une poursuite dont inexorablement l’échéance sera chez les Westin, un jour de tempête.

Une île sur laquelle veille deux phares ancestraux, témoins de naufrages et de drames plus intimes, deux phares qui ne peuvent plus veiller sur quiconque, ni repérer l’assassin qui arrive.

Et puis il y a le récit de Mirja Rambe, qui témoigne de son temps, enfant, fille d’une artiste folle et mère de la défunte.

C’est magnifique, triste, éprouvant, car je vous ai caché le ressort essentiel du récit, la pièce en haut de la grange, les inscriptions sur les murs…les morts nous parlent et l’écho de leur parole résonne dans la tempête… eux aussi ont besoin d’être entre eux.

…quand le phare nord s’allume, quelqu’un va mourir à Aludden…

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