surf cityIke Tucker n’a jamais connu que la station Texaco et son oncle Gordon quand il quitte son coin de désert pour retrouver sa sœur Ellen disparue après avoir tenté sa chance sur les plages de Californie du Sud. Il ne sait rien du monde. Il ne sait rien des hommes.

Il le découvrira en achetant une planche de surf pour se jeter à son tour dans les flots bleus du Pacifique et plonger dans les eaux noires des magouilles humaines.

Jusqu’à plus soif, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la découverte hideuse de la vérité.

Désolé, mais cette 4ème de couv’ ne me convient pas. C’est effectivement un résumé, mais alors…plus que résumé.

Ike Tucker est un abruti, il n’a qu’un génie, réparer des motos, pas de visions du monde, pas d’avenir, envieux de sa sœur qui ne cesse de fuguer, qui a une activité sexuelle alors que lui se contenterait bien de la baiser, pour éviter d’enfourcher cette moto mythique qu’il a réparé mais est incapable de dompter, un être chétif, dans tous les sens du terme.

Parce qu’un inconnu avec deux planches de surf sur le toit de sa voiture s’arrête à Texaco pour lui remettre une liste de trois noms et lui dire qu’Ellen a disparu lors d’un voyage au Mexique, Ike se sent pousser des ailes, à aucuns moments je n’ai pu ressentir son envie de retrouver sa sœur, seulement une opportunité d’avoir l’air de se faire pousser des couilles.

Et là c’est parti ! Une initiation au pas de course, et pas que du surf, mais de l’amitié, de la baston pour de vrai, celle où on meurt, du « no limits ».

Il va rencontrer Preston et Hound, faire un bout de chemin mortel avec le Biker alcoolo et le surfer gourou bourré de coke et champignons hallucinogènes, il va risquer sa vie, tomber amoureux et sans doute oublier ce pourquoi il est venu. Ellen, qui s’éteint dans l’oubli au profit d’une entrée dans l’âge adulte de Ike, oublié le touche-pipi avec la sœur complaisante, bienvenue dans le monde du sexe hard, et du snuff- movies.

Sa dernière rencontre sera celle du Mal, Milo, l’homme par qui la mort se négocie toujours.

Un final apocalyptique, les flammes de l’enfer s’abattent sur les protagonistes, la justice se doit enfin de reprendre ses droits même s’il faut mourir pour ça. Une grande désespérance aussi… malheur à toi Ike, pour avoir confondu tes désirs les plus intimes avec le Mal.

Alors bien sûr vous l’aurez compris, j’ai aimé cet auteur que m’a fait découvrir « encore du noir Yan », et je suis prêt à retenter l’expérience avec « La Reine de Pomona » et « Le Sabot du Diable ».

Bonne lecture à vous.  (les Beach Boys ne vous seront d’aucune utilité dans la lecture de ce roman, je vous recommande plutôt « the Builders and the Butchers »)

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