enfersJe ne fais jamais ça, mais aujourd’hui j’ai trop envie de vous parler de ce livre pour perdre mon temps à recopier une 4ème de couv’.

Chris Lanzmann se suicide, il accède à ce monde entre la mort et la vie, ce monde sensoriel où Clarisse a pu faire condamner son violeur nécrophile, un flic Sohan Ordell enquête avec l’aide d’un médium Melvin Meideros, enquête qui les conduit sur la piste d’un tueur sanguinaire « le dépeceur ».

Bluffé, scotché par la construction du roman.

Tout se met en place comme un puzzle, ou plutôt comme un rubikscub, il s’agit d’aligner les informations de police et les informations médiumniques.

Plutôt que le rubikscub, j’ai opté pour une lecture « verticale », celle qui m’a emmené avec Chris Lanzmann, où je suis resté suspendu à la verticale du roman.

A l’instar de Robin Cook, Fabio Mitchelli nous montre que l’Enfer est aussi sur Terre, la subtilité est qu’il crée un monde intermédiaire où l’Enfer se matérialise sous la forme d’une corde, et surtout d’une attente pour accéder au niveau supérieur, attente insupportable puisque on ne sait si on accède à la rédemption ou au sacrifice ultime, la perte de soi…Qu’ai-je commis qui soit si irrémédiable, et alors pourquoi ne suis-je pas puni à l’instant.

Il est question d’implorer un pardon qui n’arrive jamais, on grimpe…ou pas.

En ce sens j’ai une référence cinématographique : « L’Echelle de Jacob ». Un espace-temps où il faut lutter pour accepter.

L’attirance de la chaire est exclusive dans ces romans, la pénétration du corps, et la reconstruction post-mortem donnent le sens à cet espace de non-vie ou de non-mort, comme on veut.

Un peu comme si le criminel signait tellement ses actes qu’il se condamnait lui-même, l’outrage ultime permet à la victime de transmettre des informations, car il ne lui accorde pas une mort tranquille.

Le style est impressionnant, c’est poétique, il y a Dante, « Les Chants de Maldoror »,Fabio Mitchelli gagne son pari de « Thriller Fantastique » comme Jac Barron a gagné son pari de « Thriller Psychique », nous avons un grand écrivain en devenir.

J’attends avec impatience le troisième volet.

J’ai subi des flashes, j’ai grimpé la verticale, j’ai eu des informations face au visage de « L’Enfant ».

Retrouvez les chroniques de Fabio M. MITCHELLI :

Une forêt obscure
La compassion du Diable
Dolly’s Bible (avec Stéphane MARCHAND)
Transferts
Le cercle du chaos
La verticale du mal
La verticale du fou

Et son interview pour l’émission Cross the line !

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