658…où est mon petit canard…il est dans son dodo en train de planifier l’éradication des monstres…

Ancien alcoolique reconverti en gourou pour milliardaires dépressifs dans une clinique privée, Mark Mellery reçoit un jour une lettre anonyme lui demandant de se prêter à un petit jeu à première vue inoffensif. Mais l’énigme ne tarde pas à prendre une tournure sanglante et terrifiante

L’enquête est conduite par le légendaire inspecteur David Gurney, jeune retraité du NYPD bientôt rattrapé par le démon de l’investigation se lance aux trousses d’un meurtrier aussi inventif que machiavélique car le décompte macabre ne fait que commencer…

En lisant le résumé de l’éditeur, on pourrait penser qu’il va pleuvoir des cadavres à toutes les pages. Il n’en est rien. Ce roman est bien un roman policier d’investigation, nous suivons l’enquête de David Gurney, pas à pas, indice après indice, nous suivons le cheminement de sa pensée, son obsession pour la résolution d’énigmes meurtrières.

A côté de ça, Gurney à un passe-temps pour le moins original : il retouche grâce à l’informatique les portraits des plus grands tueurs en série afin de leur faire exprimer, en tous les cas c’est ce qu’il souhaite, la profondeur de leur personnalité. Cela en vue d’une exposition dans une galerie.

Gurney a aussi une épouse aimante et jalouse, qui s’oppose à ça que son mari reprenne du service, souhaitant le voir plus souvent au jardin qu’avec ses portraits de tueur, mais qui va aussi, l’air de rien, armée de sa bonne foi, l’aider dans la résolution de cette affaire.

Je me suis bien souvent surpris à évoquer au cours de ma lecture le genre du polar nordique, avec ses lenteurs et ses moments de fulgurance, ou encore le polar anglais à la mode d’Agatha Christie, Gurney a parfois quelque chose d’Hercule Poirot (la vanité en moins), de par son sens de la déduction, sa réputation. Je vous souhaite une bonne lecture parce que moi j’ai passé un très bon moment en compagnie de David Gurney.

A découvrir : deux autres chroniques des romans de John Verdon.
Ne réveillez pas le Diable qui dort
N’ouvre pas les yeux

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