marque« Plus loin, à l’abri des regards, une silhouette les observait, un sourire ironique aux lèvres…profitez, mesdames…ça risque de pas durer. »

Un mail, une pièce jointe: la photo d’une femme recroquevillée dans le coin d’une pièce sombre. Un message l’accompagne: « je t’offre celle-ci en cadeau. La prochaine…au chapitre suivant. »

Mike Carpenter, professeur de criminologie à l’université de Boston, connait bien la noirceur de l’âme humaine pour l’avoir côtoyée pendant de longs mois. Son livre au titre évocateur, « Comment devient-on tueur en série ? », est un succès lors de sortie en librairie. Mais il ne se doute pas que dans l’ombre, on étudie ses écrits avec minutie.

Le Professeur va se retrouver au centre d’un jeu où les chapitres de son livre s’égrènent au fil des morts. Le jeu commence. Les mots se transforment en cadavre. La partie s’annonce sanglante…

Tout d’abord je m’incline devant la construction du récit, taillée au scalpel, alternant les meurtres et l’enquête mais aussi les aveux du tueur qui retrace sa vie dans toute son ambiguïté, une vie contaminée par un mensonge familial, par des brimades, de la maltraitance tout cela ne pouvant s’achever que par un acte ultime.

On retrouve avec la régularité de séances de psychanalyse, le récit de Casper, on fouille avec lui sa vie, ses traumatismes, son aspirance à devenir un homme important, connu et reconnu comme le meilleur dans son domaine : le crime. Le couple Connie et Mike est très touchant, se battant dans ce drame qui implique des gens qu’ils connaissent et au premier chef Mike.

Le personnage de Lilith, psychiatre spécialiste des phobies est absolument délicieux. Sans parler du frère de Mike, le flic qui prends les choses en main. Comme vous pouvez le voir, tous les personnages ont quelque chose en commun, mais alors qu’à de commun Casper avec eux ou l’un d’entre eux ?

Pour le découvrir il vous faudra aller jusqu’au bout de ce remarquable thriller, extrêmement classique, respectant avec soin les codes du genre, tout en conservant son originalité.

A découvrir et à dévorer sans aucune modération.

Retrouvez la chronique de Haut-le-choeur et Soul of London de Gaëlle PERRIN-GUILLET.

 

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