marqueDans une forêt de liens, dans un repaire obscur. Il est là, t’attendant impatiemment. Un monde de puanteur fétide, elles grouillent sur lui, leur nombre fait leur force…

Un homme enlevé à Paris. Des corps décapités et démembrés. Un douloureux souvenir qui remonte à la surface. Il croyait en avoir fini avec L’horreur…Mais c’était sans compter sur la folie humaine. Un jeu de piste morbide…entre l’Ardèche méridionale et cité Lyonnaise, le capitaine Zanetti, accompagné de Lucie Armand et de Richard Toulalan, va vivre cette enquête comme une véritable course contre la mort. Une seule idée en tête : sauver son frère…

Pour l’instant c’est sans doute le roman de Gilles Caillot que je préfère, sans doute pour sa complexité, mais particulièrement pour son aspect totalement « Lovecraftien ». En dessous de nous, dans les profondeurs de la terre grouille un monde de souffrance habité par un monstre en pleine mutation, rongé par la vengeance, qui inflige les pires souffrances à ses victimes pour attirer dans ses rets Zanetti. De puits sans fonds en cavernes crépusculaire et profondeur des égouts, Zanetti aura fort à faire pour ne perdre ni sa raison, ni sa vie.

La plus grande complexité de ce roman, c’est la motivation profonde de ce monstre, monstre qui d’ailleurs, sous son aspect humain peut être croisé à tous instants dans la rue ou à une terrasse de café, et qui retournant dans les entrailles de la terre invoque des rites ancestraux nourris de chair et de sang. C’est tout à fait remarquable, gore et païen à la fois, comme le faisait très bien Clive Barker.

Si vous aimez le monde Gilles Caillot, ce roman est indispensable, si une araignée vous fait peur, ou une goutte de sang, ou l’obscurité, passez votre chemin à moins de vouloir faire une crise cardiaque…

Retrouvez les chroniques des autres romans de Gilles CAILLOT :

Bas-fonds
Immondanités
L’ange du mal
L’apparence de la chair
Lignes de sang

Et son intervention pour la masterclass de l’émission Cross the line !

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