marque« Quand la résistance du barbecue lui sembla être assez chaude, il prit un couteau et, lentement, il commença à découper des tranches. Un sourire satanique, un sourire cruel était figé sur sa bouche »

Un crime mystérieux, découvert dans une campagne marseillaise, déchaine les passions. Torturée avec barbarie, la victime est inconnue des forces de police. Le commissaire Darmon, aidé de ses adjoints Jeremy et Ariane, va être amené à pourchasser un tueur en série et parcourir toute la France en suivant les cadavres sélectionnés, semble-t-il d’une façon aléatoire.

Pourquoi le tueur ne s’en prend-t-il qu’aux hommes ? Commence alors une véritable traque pour arriver jusqu’à l’antre du tueur fou.

C’aurait pu être une représentation gore du tueur en série, une énième, comme on peut en lire au km, mais en ce qui me concerne (prévaut puisque c’est moi qui chronique), j’ai assisté à une représentation de la SOLITUDE, une solitude tragique qui conduit à « l’immondanité »(pour citer Gilles Caillot).

Bien sûr je n’ai pas pu ne pas penser à Gilles Caillot à la lecture de ce roman, avec une particularité, Gilles fabrique des « Bêtes », Mr Phal défabrique l’humain. En tous les cas, tous deux fabriquent un genre qui révolutionne le polar gore.Mais revenons au « Sang de la Haine » qui est un roman labyrinthe dans ce qu’il évoque du temps, des lieux et des relations entre les protagonistes, impossible de s’imaginer le dénouement, ce qui évoque à nouveau la solitude du tueur, même le lecteur n’est pas avec lui inconsciemment, le lecteur assiste impuissant à des drames d’une cruauté inégalée sans jamais se dire » je te connais ».

Sans jamais lui dire « je t’ai reconnu et je sais », il crève d’une solitude insurmontable, c’est le récit d’une quête : trouver un compagnon. Je vais enfin vous livrer mon opinion, c’est un livre « magique », car il évoque des rites (non connus mais connus de lui seul) pour trouver son compagnon de quête et enfin n’être plus seul à assumer la charge de punir.

C’est complètement nouveau, d’amener le lecteur à participer à la solitude du personnage, on ne peut pas être avec lui, on ne le connait que par ses actes, même nous on le délaisse jusqu’à la fin.

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