marqueDans « IMMONDANITES », il est question de cannibalisme, de trafic de chair humaine, de soirées très particulières, de retour à des rites ancestraux. Bref vous avez compris, vous êtes dans le monde de Gilles Caillot.

Immondanités est la suite de « Lignes de sang », nous retrouvons Zanetti, et nous retrouvons aussi une très grosse surprise, une colossale surprise pourrais-je dire. Gilles Caillot a cette spécificité que son sujet et la façon de le traiter est une signature qui n’appartient qu’à lui, une marque de fabrique. Il se préoccupe du corps comme personne, s’attaque au corps comme personne, que ce soit dans le dépeçage, le cannibalisme, la mutilation, rien ne l’arrête.

La brutalité est constamment présente dans tous ses romans, les lieux souterrains sont le décor inévitable, comme si l’auteur en descendant au plus profond des entrailles de la terre faisait  résonner encore plus fortement l’intrusion sauvage dans l’intérieur des corps des victimes.

C’est une mise à jour d’un thème Lovecraftien, en-dessous de nous vit « la Bête » (Gilles rajoute : à l’intérieur de nous vit « la Bête ») et grâce à des rituels plus baroques et sanglant les uns que les autres « la Bête » peut enfin exister. Il suffit de lire « Réminiscences » (sans doute le plus « inspiré » de Lovecraft) pour comprendre que le rituel ne vise pas seulement à assouvir des pulsions mais bien à nier toute existence d’un créateur puisque le but recherché est de changer le corps à travers le changement de l’âme.

Dans « Lignes de sang » il était question d’un cyber-monde dans lequel toutes les « immondanités » pouvaient se côtoyer, ici, c’est bien dans notre monde réel que tout cela se passe. Vous l’aurez compris, dans cette catégorie, Gilles CAILLOT c’est le boss.

Retrouvez les chroniques des autres romans de Gilles CAILLOT :

Bas-fonds
Réminiscence
L’ange du mal
L’apparence de la chair
Lignes de sang

Et son intervention pour la masterclass de l’émission Cross the line !

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