marqueIl est ici, il n’est jamais parti… Le voilà.  

Quelques meubles minables. Une odeur infecte. Aux murs, des miroirs, et encore des miroirs. Ici, il y a vingt ans, John Grady a tué quatre enfants. Ce n’est plus une maison, C’est un tombeau. Et quelque chose y demeure, qui ne demande qu’à ressurgir. Chargé de surveiller cet endroit sinistre, Charlie Parker scrute les ombres…Il n’est pas seul: dehors un homme étrange attend de recouvrir une dette. Le Collectionneur. Et si le pire était à chercher de l’autre côté des miroirs ?

La Maison des miroirs (The reflecting eye) est une nouvelle écrite il y a dix ans et incluse dans un recueil appelé NOCTURNES. John Connolly a souhaité « réécrire » cette nouvelle sous la forme d’un court roman (158 pages) qui permettrait à Charlie Parker de rejoindre la saga dont il est le héros. D’autant que c’est la première apparition d’un personnage que nous retrouverons dans d’autres enquêtes de Parker, il s’agit du « Collectionneur ».

L’aspect particulier de ce roman est que c’est sans doute le seul de la saga qui plonge aussi délibérément dans le fantastique, le fantastique à la Stephen King, E. A. Poe (la chute de la maison Husher). Il est aisé de faire un parallèle avec King, tous les deux originaires du Maine, ils savent comme personne transformer cet état d’Amérique en un personnage à part entière de leurs ouvrages.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman d’une seule traite, sans pauses, complètement immergé dans l’histoire. Ce diable de Charlie Parker est un homme très attachant, j’ai lu toute la saga et je continuerai puisque Mr Connolly a déclaré n’être pas prêt à l’abandonner.

« Lourd est le pas des vivants ; mais les morts qui reviennent dansent d’un pied léger… »     Edward Thomas.

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