marqueUne forme mince et noire se profila devant le-jour-de-souffrance et glissa vers la porte. Une autre forme sortit en ce moment des ténèbres…Un atroce cri d’agonie déchira le silence nocturne des rues désertes. Jean RAY

Pas de 4ème de couv’ pour cet ouvrage, pour la simple et bonne raison que celle-ci en dit trop et gâche un peu l’effet de surprise entre la première et la deuxième partie. Ce point de vue n’engage que moi.

C’est une très remarquable plongée dans le monde du romantisme gothique, avec l’art et la manière. Je suis resté bluffé devant un premier roman qui s’attaque à un mythe au combien difficile. Quel talent ! Je n’hésite pas à le dire. Un vrai travail de références historiques, elle a dû fouiller Julie pour obtenir cette précision dans le déroulement des évènements.

J’ai du mal à ne pas vous en dire plus, à ne pas dévoiler, mais imaginez que le traitement du roman c’est Barbey D’Aurevilly qui rencontre Tarantino et au passage a croisé Gilles Caillot. Explosif ? N’est-il pas ? Et bien oui ça l’est. Je l’ai lu comme une petite bombe qui m’explosait à la gueule.

Pour continuer à dire du bien de cette auteure, je dirai qu’elle a une écriture fluide et particulièrement entrainante, elle peut alterner des morceaux de bravoures extrêmement violents avec des respirations amoureuses qui malheureusement ne sont que des halètements (aïe j’en ai trop dit). Elle a aussi l’art d’un visuel (qu’elle ne connait pas, je l’ai interrogé à ce sujet) cinématographique qui va rappelez à certains nos premiers émois devant Bonnie and Clyde.

Lisez cet ouvrage, donnez-lui sa chance car elle a un P…de talent.

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