th-copie-1Les cris d’enfants se rapprochaient….on risquait de devenir fou rien qu’en entendant les bruits d’un beau jour d’automne. Tom PICCIRILLI 

Au volant de sa Rolls-Royce Wraith immatriculée NOSFERA2, Charles Manx enlève des enfants pour les conduire à Christmasland où Noël est éternel. Mais à quel prix… 

Sur sa bicyclette, Vic McQueen retrouve tout ce qui est perdu, personnes disparues ou objets égarés. Quand le face à face entre Manx et McQueen  devient inévitable, deux mondes vont s’affronter, peuplés d’images sorties de nos cauchemars les plus obsédants. 

Joseph Hillstrom King, né le 4 juin 1972 dans le Maine adopte comme nom de plume « Joe Hill » en hommage au chanteur engagé et pour se créer sa propre identité d’écrivain puisqu’il n’est autre que le fils de Tabitha et Stephen KING. A la lecture, j’ai pensé à une énième pirouette du maître, un nouveau pseudo, tant j’étais plongé dans l’univers du King.
Si la littérature est dans le sang, ces deux là, père et fils ne peuvent se renier. 

Pêle-mêle, en dehors de Charlie Manx, personnage plus qu’énigmatique puisqu’il devrait être mort depuis déjà bien longtemps dans un QHS selon l’état civil, Vic est une adolescente imaginative qui, armée de son vélo peut créer un pont imaginaire qu’elle traverse au risque de sa vie pour retrouver des disparus. Linda sa mère, Lou, son père à priori un homme sans qualités, qui plus est en sur-poids, une bibliothécaire gay, une extra-lucide vagabonde, des flics bornés, et une Rolls-Royce, un vélo Tuff Burner, une moto Triumph. Et puis il y’a Bing, l’homme au masque à gaz, le compagnon de route de Manx, grand gamin attardé dans un corps difforme, amateur de sucreries, ne rêvant que de rejoindre Christmasland, un sadique prêt à tout pour réaliser son rêve. 

Manx enlève Vic. La course poursuite s’engage à la fois dans la réalité et dans un monde onirique que seules de rares personnes peuvent pénétrer, des personnes qui un jour, dans leur enfance ont eu affaire à Manx. La fin nous emmène à Christmasland pour un final apocalyptique. 

L’écriture est fluide, le récit haletant, tout le talent de son père. Méfiez vous quand même si vous entendez au loin le bruit caractéristique du moteur de la Rolls Royce Wraith…

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