ombres« Ils me faisaient de la peine. Si leurs créateurs avaient su que dans le futur les personnages allaient prendre forme, chargés du poids et des souvenirs et des expériences qu’ils leur avaient infligés, n’auraient-ils pas réfléchi à deux fois ? Dans le cas contraire ce ne serait ni plus ni moins que du sadisme. » John CONNOLLY

Je me lance dans un exercice de chronique que j’affectionne particulièrement : une lettre.

Cher Guillaume,

J’ai lu ton ouvrage « LES OMBRES INNOCENTES » avec un appétit de lecture qui m’a conduit à une lecture d’une seule traite. Captivé j’étais. Je ferai donc fi de la 4ème de couv’ pour me concentrer sur mes émotions.

D’abord il faut avoir les couilles pour sortir de notre belle république un épisode qui fait une tache dans notre histoire. Dans ce roman je n’ai trouvé que des personnages justes, justes dans leur rôle, ça colle, rien à redire, donc une écriture qui ne ment pas.

J’ai eu une connexion avec « LES NŒUDS D’ACIER » de Sandrine COLETTE, peut-être pour le partage géographique, la « France profonde » ne cessera jamais de nous inspirer au même titre que chez les anglo-saxons l’ouest violent.

Alors pourquoi ? Par le fait qu’il est question de réclusion, de sévices. D’abandon de la notion d’humanité.

Ce qui m’amène à parler d’Élie, l’homme qui s’est trompé dans sa démarche humaine, il a commis une faute qui pourrait être irréparable, il veut se racheter, redevenir un homme, c’est un personnage perdu et pourtant… En conclusion je te dirai que tu as réalisé un coup de maître, un vrai beau livre.

Je t’embrasse et te remercie pour ce bonheur de lecture.

Retrouvez les autres chroniques de romans parus aux Éditions du Caïman :

T’es pas Dieu, petit bonhomme, Philippe Setbon
Cécile et le monsieur d’à côté, Philippe Setbon
Tunnel, Eric Courtial
Les Belges reconnaissants, Martine Nougué

Ainsi que l’interview de l’éditeur Jean-Louis Nogaro pour Cross the line.

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