n'ouvre pas les yeuxUne jeune femme a été retrouvée décapitée le jour même de son mariage, dans la somptueuse propriété des Ashton, tout accuse le jardinier mexicain… et merde.

C’est une 4e de couv’ qui ne veut rien dire comme beaucoup parlons plutôt du talent de John Verdon, mais surtout de son habileté à nous emmener dans son histoire.

Cet homme est habile dans sa construction comme personne, quand j’ai lu « 658 », j’avais des images de ces vieux polars dirigés par Highsmith et  Agatha Christie.

Sauf qu’il a créé un personnage qui aurait pu être Miss Marple et qu’il lui donne une consistance hors du commun.

D’abord Gurney est américain, il a un passé prestigieux au sein d’une unité d’élite, le meilleur, celui qui donne des cours, un homme hors du commun qui passe sa retraite à refaire les visages des serial-killers dans un but artistique qui ne le concerne pas vraiment hormis l’attirance qu’il éprouve pour son agent, une attirance coupable puisque sa femme veille.

Gurney est non seulement insatisfait de sa vie, mais il est déchiré entre la chasse et la contemplation, la chasse au tueur comme il l’a toujours fait, et la contemplation de ce cottage verdoyant où sa femme veut l’emmener, le noir ou le blanc, la sérénité ou l’angoisse.

Il est tiraillé, Gurney, entre risquer sa peau pour encore arrêter le mal ou se contempler dans un jardin hors du monde réel.

Magnifique personnage qui doit tout au long du récit faire un choix, et surtout, dans cet opus nous voyons apparaitre une caractéristique de lui, sa violence rentrée qu’il souhaiterait laisser passer, cet homme calculateur est en fait un vengeur, un vengeur de toutes les victimes qu’il n’a pu sauver, ronger de l’intérieur il offre sa vie pour sauver.

Un très grand auteur à découvrir.

Découvrez deux autres chroniques de romans de John Verdon :
Ne réveillez pas le Diable qui dort
658

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