couverture de les gens comme monsieur faux philippe setbon dora-suarez

Et de combien est le langage faux moins sociable que le silence. Montaigne

Parce qu’il est question de langage avant tout dans ce roman, langage du corps exprimant le désespoir, Wilfried, au bord des eaux sombres de son “suicide”. Monsieur Faux voulant se débarrasser d’un “corps”.

Deux gestuelles. L’une hésitante, l’autre déterminée.

Nous aurons donc affaire à deux êtres représentants de l’humanité sous un même versant, avec le même questionnement : que vaut la vie ?

Les chemins diffèrent et la vie prend une toute autre valeur. Faut-il la garder ou faut-il la perdre ?

Philippe Setbon nous entraîne dans un conte cruel, l’attrait du mal est omniprésent parce que le discours de Monsieur Faux justement fausse toutes radicalisations morales, on entre dans la séduction du mal et bien et au-delà, la séduction de l’inhumanité.

Reconnaissons à l’auteur cette dilettante verbale et émotionnelle qui fait de son roman un aimable pamphlet particulièrement bien écrit sur l’état de ce que nous sommes et- nous allons devenir si nous n’y prenons pas garde.

Hautement recommandé.

Ludovic FRANCIOLI

 

Autres chroniques des romans de Philippe Setbon parus aux Éditions du Caïman :
Cécile et le monsieur d’à côté
T’es pas Dieu, petit bonhomme
Un avant-goût des anges
Interview
de Philippe Setbon lors de la remise du Prix Dora-Suarez 2016.

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