Chronique Dora-Suarez Ne la réveillez pas - Angelina DelcroixLa souffrance est salutaire. Dan Brown

Maxime, jeune étudiant de 25 ans, se rend sur la tombe de sa mère. C’est lui qui, il y a un an, l’a retrouvée, égorgée. Un meurtre horrible, resté irrésolu, dont il ne réussit pas à se remettre. cauchemars et flash-back le hantent quotidiennement.

Christelle une amie venue le soutenir, remarque sur le côté de la plaque commémorative une étrange inscription : 00F14-DEBUT DU JEU

Le même jour, un étudiant est retrouvé mort. Gravé sur sa cheville, un autre code : 02F01

Puis, c’est l’une des policières chargées de l’enquête qui reçoit glissé dans son courrier ce message : 02F01 : le deux cherche les uns à travers l’origine. Affaibli. Disparu. Mort ? Le jeu a commencé, que le meilleur gagne, JOY !

 Qui se cache derrière ce jeu ? Quelles en sont les règles ? Et surtout, qui en réchappera ?

Impossible de lâcher la lecture de ce thriller complexe et ingénieux. On a affaire avec un page-turner remarquable. L’ouvrage est divisé en quatre parties :

Prologue : un fou, c’est quelqu’un qui a laissé la souffrance prendre sa place.

Partie 1 : “Chasse aux numéros”. Objectif : rassembler tous les joueurs… Nous naissons tous fous, certains le demeurent.

Partie 2 : “Jeu d’équilibre”. Objectif : devenir fou… C’est quand on s’y attend le moins que le fou devient fou.

Épilogue : L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu’on a fait de nous.

Toute cette histoire repose sur une adaptation , à des fins que je ne peux révéler sous peine de spoiler le récit, des méthodes expérimentales médicales appliquées par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale. Les lieux désaffectés qui servent de décors aux mises en scènes criminelles sont réels.

Peut-être est-ce toute cette authenticité, ce volume de recherche qui confère à ce roman un panache rare dans le genre du thriller horrifique.

Toute personne normalement constituée sera rebutée, horrifiée et sans doute déposera le livre loin d’elle avec le secret espoir de l’ouvrir à nouveau un jour, mais pour les autres il existe un délice dans la séduction de la souffrance qui lorsqu’il est diffusé avec maestria conduit le lecteur à tout accepter. Et c’est le cas.

Ludovic FRANCIOLI

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