chronique dora-suarez Héritage maudit Eric Martzloff

Le progrès dans les sociétés secrètes supérieures consiste en ceci : un peu plus de perversité mieux organisée sans cesse ajoutée à l’héritage de la secrète organisation des perversités anciennes. Paul Copin-Albancelli

 

Banlieue de Lyon, deux médecins sont retrouvés assassinés chez eux.
C’est l’occasion pour le capitaine Adam Radovic de reprendre du service sur le terrain, après une mise à pied. Habitué à travailler en solo, sa hiérarchie lui impose une jeune coéquipière pistonnée, Valentine de Saint-Albin.
Pourquoi ? Quel lien existe-t-il entre la mort de ces deux professionnels de la santé et la disparition d’une fillette, quatre années plus tôt ?
Les deux nouveaux coéquipiers devront faire abstraction de leurs préjugés pour résoudre cette enquête criminelle et affronter la vérité qu’ils vont découvrir.
Celle d’un héritage maudit.

Dieu qu’il est difficile de prendre le train en marche, je parle de moi bien sûr qui arrive avec une chronique, après autant de louanges croisées sur Internet. Mais bon ! Qu’il en soit ainsi, j’ai pris du retard dans mes lectures et mes écrits, et j’ai le sentiment de rejoindre un consensus, car oui, comme d’autres l’ont dit ce roman est très bien écrit avec une construction de phrases et un choix de vocabulaire quasi idéal. La construction du récit possède un rythme qui alterne avec l’empressement d’aller au but et le souci de ne rien laisser au hasard.

Une mention spéciale aux allers-retours dans le temps : l’idée du retour dans le passé à travers un journal intime épargne au lecteur de longues descriptions au profit d’un regard tout à fait subjectif et abjecte. A chaque fois, la machine en est relancée.

Mais, car il y a un “mais”, le souci de faire un texte d’excellente qualité a sans doute pris le pas sur les personnages auxquels j’ai eu du mal à m’attacher.

J’aurai envie de dire à Eric Martzloff: un tout petit peu plus de “lâcher prise” ne nuirait pas à son prochain roman que nous attendons.

Une dernière chose avant de nous quitter, les faits historiques sont extrêmement bien renseignés et pour un lecteur comme moi qui a tendance à fuir toute tentative de “polar-scientifique” j’ai été bluffé.

Ludovic Francioli

 

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