Il faut choisir, mourir ou mentir. Louis-Ferdinand Céline

En plein quartier d’Ainay, non loin de la magnifique basilique Saint-Martin, une femme est retrouvée morte par strangulation dans sa chambre à coucher. Rapidement, les soupçons se portent vers son ancien amant. Mais le commissaire Séverac doute de sa culpabilité et pousse son équipe à explorer d’autres pistes.
Hasard ou pas, la victime travaillait pour la sulfureuse filiale d’une grande banque. Celle-ci, spécialisée dans les transactions sophistiquées, est suspectée d’avoir aidé un important trafiquant de stupéfiants à payer ses fournisseurs. Les enquêteurs vont devoir trouver leur chemin entre les rancœurs aigres d’une famille à la façade respectable, la violence froide des financiers sans scrupules et celle des dealers, brutale et primitive.

C’est notre sixième rendez-vous avec avec le commissaire Séverac , Abel Séverac .

N’étant en général pas un adepte de la quatrième de couverture et étant fidèle à mes rencontres avec ce commissaire atypique, c’est donc vers le titre que je me tourne et plus particulièrement le lieu, le quartier de Lyon avec cette interrogation : sous quel angle Jacques Morize va aborder la spécificité de chacun d’eux.
Étant moi-même lyonnais de naissance et ayant pratiquement toujours vécu à Lyon, d’ailleurs au gré de mes nombreux déménagements j’ai passé quelques années de mon existence dans chacun des arrondissements (hormis Vaise) visités par ce bon commissaire.

Pour ce qui est d’Ainay, quartier de haute tradition bourgeoise et catholique, je me suis pensé qu’ici on ne pouvait mourir que dans la soie, le recueillement et le mensonge.

Pour cet aspect là, j’avais juste, omettant l’argent et diverses malversations que celui-ci peut engendrer.
Mais toujours, me disais-je, dans la tradition de l’escroquerie “soft”, détournements de fonds publics, pots de vin, déclaration fiscale frauduleuse etc…

C’était sans compter sur le déferlement de violence suite à “un mauvais placement” auprès de “la mauvaise personne”. Tout est dit, chez les bourgeois on s’assassine entre soi, on se trompe entre soi, on se détruit en famille sans jamais lézarder la façade de respectabilité ou alors on se suicide.
Mais on ne doit pas faire rentrer la bête dans ce monde policé et pourtant…l’erreur fut faite et le monde de la drogue a fait irruption à Ainay, avec ses dealers ultra-violents, ses patrons mafieux.
C’est ainsi que Séverac devra contenir le chaos en devenir.

Le lecteur retrouve dans cet ouvrage tout ce qui lui a plu dans les précédents, mais attention ! Rien n’est figé mais le parfum reste le même,le fumet des bistrots lyonnais, l’humour pince-sans-rire, les enquêtes studieuses, le rythme du récit, alors on attend le suivant.
A ce propos je vous livre une indiscrétion (avec l’accord de l’auteur), le prochain s’appellera : LES MARTYRES DE MONTPLAISIR.
Un quartier dans lequel j’ai résidé aussi mais je n’en dirai pas plus.
Bonne lecture.

 

Ludovic Francioli

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