Stavros contre Goliath par Mavroudis
https://www.youtube.com/watch?v=IOMmwyfPEio&t=40s

Le commissaire Stavros Nikopolidis est un électron libre et désabusé, charmeur invétéré, amateur d’ouzo et de rebetiko, au caractère bien trempé et à l’instinct aiguisé. A peine remis de la traque de son ennemi intime, il se retrouve, sur ordre de sa hiérarchie et de Bruxelles, à devoir collaborer avec les Turcs – ennemis jurés des Grecs depuis toujours – en vue d’interpeller en mer Egée un terroriste embarqué dans une caravane de migrants à destination de l’Europe.
Mais Dora, coéquipière de Stavros et ancienne des forces spéciales, semble nourrir une rancune tenace envers ce terroriste et Cengiz, ce chef turc de la police côtière qu’on leur a collé aux basques. Traques effrénées, coups fourrés et retournements se succèdent. La rage qui anime Dora va brouiller les cartes… Et c’est sur une partie de tavli que tout va se jouer !

Son éditeur en parle très bien, Stavros est un personnage atypique, s’il n’évoluait pas dans un contexte aussi violent il pourrait être le Maigret grec, à l’instar de ce dernier, faisant l’ignorant ou le bon élève face à sa hiérarchie, amateur de bonnes chaires, passionné d’énigmes et de hasard, flirtant au gré de l’enquête avec des personnages plus ou moins recommandables. Mais il n’est pas entouré d’inspecteurs aux ordres, prets à se faire engueuler pour un oui ou un non.
L’équipe de Stavros ce sont des durs à cuire, des violents. La Grèce n’est pas la France des années 50, c’est un pays meurtri par une crise économique sans précédant, assailli de toutes parts par les vents migratoires, l’invasion du terrorisme, la création de camps de réfugiés de plus en plus incontrôlables, la rancoeur incessante avec la Turquie.

Alors Stavros devra déjouer une attaque terroriste, il devra faire le ménage au sein de son équipe, se séparer, contraindre d’autres, prendre soin de ce monde défaillant avec un humanisme qui n’appartient qu’à lui, une logique qui n’appartient qu’à lui et ce fameux jeu du Tavli, redoutable confrontation.

Un livre encore une fois passionnant