Quelque part dans les Pyrénées, Richard Butel, romancier, la cinquantaine, ne parvient pas à surmonter la disparition brutale et inexpliquée de sa femme, Leslie.
Héroïnomane depuis des années, totalement isolé dans son monde, loin des hommes, il vit dans le déni le plus total lorsqu’il fait une singulière rencontre: une très belle louve qui rode autours de chez lui.
Richard décide alors d’apprendre à communiquer avec elle, de devenir sauvage à ses côtés… Il est persuadé que cela lui permettra de renouer avec Leslie…
Cependant, quand le cadavre d’une femme est découvert, dans la montagne, à moitié déchiqueté par les bêtes sauvages, Richard est immédiatement soupçonné d’avoir assassiné son épouse.
Qui, des autorités, de la nature humaine ou de l’instinct sauvage, sera capable de démêler cet étrange écheveau ?

Un roman sur l’absence, la séparation, l’insupportable manque.

Je suis un homme vidé de sa substance depuis la disparition de Leslie, j’ai perdu tout ce que j’avais, j’ai renoncé à écrire, renoncé à vivre. Mon existence psychique est aussi fragile que la structure de ma cabane dans les bois, elle subit les intempéries, les aléas, moi, je m’inflige une perdition à base d’alcool, de tabac, d’héroïne, j’essaie de me fondre dans la terre, les feuilles, les odeurs d’humus, de m’y perdre comme dans une tombe grattée à s’arracher les neurones sans jamais avoir pensé que c’est de là que pourrait venir ma rédemption.
Elle ne s’y est pas trompé la louve blessée, elle est venue se réfugier auprès de celui qui avait autant besoin d’elle que elle de lui.
Richard devra se reconnecter à l’existence, se débarrasser de ses addictions, confondre parfois Leslie absente et la louve toujours en quête d’amour.

Cet insupportable manque !

C’est un des rares roman noir que j’ai lu qui se termine sur une note, que dis-je une symphonie d’espoir,
merci à Noël SISINNI pour ce remarquable roman.