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Dora-Suarez : L'actu littérature noire

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Chroniques

Retrouvez ici toutes les chroniques de littérature polar par Ludovic et Emma.

LES MACCHABEES DE SAINT-JUST – Jacques MORIZE

Les macchabées de Saint-Just - Une enquête du commissaire Séverac - Jacques  Morize (EAN13 : 9782382000113) | Éditions AO - André Odemard - Maison  d'édition indépendante
https://www.youtube.com/watch?v=XVEGc2GRnCE

Abel Séverac fait une mauvaise rencontre dans un escalier du Vieux Lyon, la montée des Chazeaux*. Il se réveille deux jours plus tard a` l’hôpital Édouard-Herriot, incapable de se souvenir de ce qui lui est arrive´.
Pratiquement dans le même temps, un enfant est enlevé non loin du cimetière de Loyasse et le cadavre d’une jeune femme est repêche´ dans le Rhône. Pour ne rien arranger, un dangereux truand fraîchement évade´ de la centrale de Clairvaux semble avoir décide´ de venir a` Lyon régler quelques vieux comptes.
Les macchabées pleuvent comme grêle en été, ce qui va contraindre Séverac et son équipe à « se sortir les tripes » pour démêler toutes ces affaires !

*Photo de couverture.

Jacques MORIZE durcit le ton avec ce nouvel opus, l’intrigue policière passe au second plan au profit du récit d’une traque sans répit (ou presque) d’un truand prêt à tout, un de ceux qui sèment la mort sur son passage autant les innocents que les passagers collatéraux, avec son physique mi-bucheron-mi-ogre il a tout pour foutre les jetons.

Paradoxe : le traqué est une bête féroce, le traqueur, en l’occurence Séverac apparaît au moins dans la première moitié du livre comme bien mal en point suite à une agression.
C’est sans doute ce qui donne ce parfum de « nouveauté » à ce 9ème roman relatant les enquêtes de Séverac (mais pas que, citons en vrac son addiction à la bonne bouffe et aux femmes…), d’ailleurs ses addictions vont être particulièrement mises à mal suite aux séquelles de son agression.


Enfin c’est comme se retrouver avec un vieil ami au restaurant, le vin est bon, la nourriture excellente, la conversation truculente et aussi grave et intelligente qu’il se doit, on se quitte après avoir payé la note, s’être salué d’une poignée de main ou d’une embrassade (attention covid !) et quelque part ce sentiment diffus, incompréhensible que quelque chose a changé.

Ce roman est nominé pour le Prix DORA-SUAREZ 2021.

L’HEURE DES CHIENS – Thomas FECCHIO

L'heure des chiens par Fecchio
Parce que force est de constater que l’homme supporte, même le pire, quand il ne peut faire autrement, qu’il s’adapte pour survivre

Simone GELIN

En l’espace d’un week-end, le quotidien de la ville de Soissons sombre dans le chaos. Les tombes musulmanes de la nécropole dédiée aux soldats de 14-18 sont atrocement profanées et de l’autre côté de la ville, Julia, en convalescence à la suite d’un accident traumatisant, trouve une main sauvagement coupée sur les berges de l’Aisne.
L’adjudant Gomulka, gendarme désabusé et proche de la retraite, se voit confier ces deux enquêtes.

Face à la violence et la noirceur de ces crimes, il ne s’opposera pas à ce que le lieutenant Delahaye, surnommé « la Machine », lui prête main forte. Au cœur d’une ville qui porte les stigmates du premier conflit mondial, les deux hommes vont devoir démêler l’écheveau de ces deux affaires, qui n’en formeront peut-être qu’une. « L’invasion s’arrête ici ».
Une enquête sombre dans les bas-fonds de notre société



Intelligent cette façon de conduire le récit autour de deux enquêteurs.
Elizabeth George dans un de ses cours d’écriture avait préconisé deux manières d’appréhender un roman policier : soit, privilégier l’angle du récit autour des personnages principaux parfois au détriment de la trame; ou encore l’inverse, privilégier le récit et ses argumentaires ou autres rebondissements au détriment de la trame.
(je ne suis pas sûr de l’exactitude au mot près des propos de Mme Elizabeth George, je la cite de mémoire et la prie de bien vouloir m’excuser en cas de bévues).
Quoi qu’il en soit, Thomas FECCHIO a su manier l’art de conjuguer ces deux principes pour en faire un roman d’une extraordinaire construction, un roman qui s’intéresse à l’humain, flic ou sans papier, deux expressions qui peuvent apparaître antinomiques et pourtant au fil de ce roman se croisent dans leurs questionnement et leurs aspirations.

Tous les personnages se situent au bord d’un fil, marchent sur ce fil qui peut les entrainer dans des décisions irréparables, et puis il y a ceux qui ont déjà dépassé la frontière, sont tombés du mauvais côté du fil ou encore ont pris la décision d’ignorer cette frontière entre le bien et le mal.
Il y a les chiens qui selon l’expression sont « traités comme des chiens » (C’est de vous voir me traiter comme un chien enragé qui me fait souffrir.
Je voulais juste dire d’être plus sympa avec lui… mais pas le traiter comme un chien.)
Et les chiens enragés, les chiens de meute , les hommes qui traitent leurs semblables comme des bêtes, qui n’hésitent pas à les vouer à la mort.
Les hommes qui adoptent un enfant comme un chien à la SPA? sans vraiment mesurer les conséquences.

Dans ce roman c’est bien « L’heure des chiens », ceux qui souffrent de n’être que des bêtes dans le regard d’autrui, ceux qui cavalent car c’est dans leur nature de chasser et ceux qui mordent, dépècent leurs proies pour en tirer satisfaction.

MANHATTAN SUNSET – Roy BRAVERMAN

L’important en enfer c’est de survivre

Michel AUDIARD

Il n’y a pas pire vengeance que ce qui blesse ceux qu’on aime.
À moins qu’on ne les tue.
Il n’y a pas pire obsession qu’un fantôme qui vous hante.
À moins que ce ne soit celui d’un ami.

Il n’y a pas pire crime que de tuer une enfant.
À moins de la tuer deux fois.

Un New York sombre et violent, avec des rues comme des canyons dans lesquels la vie se perd et la mort s’engouffre. Avec fracas parfois, comme lorsqu’elle vient saisir une petite fille, retrouvée assassinée, le corps mutilé, au milieu d’un amas d’épaves de voitures.
En équilibre précaire, accroupi tout en haut d’une pile de carrosseries déglinguées, Pfiffelmann interroge son partenaire, l’inspecteur Donnelli :  » Alors, tu en dis quoi ?  » Un début d’enquête somme toute normal.
Sauf que  » Pfiff  » est un fantôme, qui exige lui aussi la vérité sur les circonstances de sa mort. Comme si Donnelli n’avait pas déjà tout son soûl de crimes, d’obsessions et de vengeances. Comme si la ville ne lui avait pas déjà arraché un lourd tribut.
Pourtant, une fois par an, New York lui offre aussi un instant magique, lorsque le soleil couchant symétrique et flamboyant du Manhattanhenge prend la 42e rue en parfaite enfilade. Une illumination divine, comme la révélation d’un indice éclaire un crime d’une lumière nouvelle. Avant que tout, la ville comme la vie de Donnelli, ne sombre à nouveau dans la nuit.
Un polar noir et puissant, dans une ville que l’on croit connaître mais dont Roy Braverman fait un portrait inédit, aussi tragique et attachant que ses autres personnages, aussi à l’aise dans l’humour que dans le suspense, et porté par une écriture remarquable.

Il y a deux façons d’aborder les romans de Roy BRAVERMAN

Vous plongez dans une nostalgie des polars américains années 80/90 à la manière de « 48 Heures », la série « Deux flics à Miami » ou encore « Cliffhanger » ces fameux polars survitaminés qui laissent flotter l’humour dans les mêmes eaux que la violence.

Ou alors, selon les mêmes références cinématographiques vous plongez chez Walter HILL, chez KITANO, chez Alan PARKER, chez Denis HOPPER.

A la manière de la série « HAPPY » créee par Grant MORRISON, Donnelli a un interlocuteur imaginaire, chez Grant MORRISON il s’agit d’une licorne facétieuse à la manière d’un Jeminy Crickett, chez Roy BRAVERMAN il s’agit d’un fantôme, celui de Pfiffelmann le coéquipier de Donneli tué en mission.

Dans les deux cas, les dialogues sont grinçants, les paroles prononcées sont à la fois des mises en garde, des reproches et des regrets. Roy BRAVERMAN sait construire des dialogues qui sonnent comme des actions et font parfois même encore plus mal.
Soyons « léger » et sourions aux interventions de Pfiff et aux situations cocasses que cela engendre, comme nous pouvions sourire à l’apparition de Mardiros le collecteur de dettes dans la trilogie « HUNTER » (l’arménien est précautionneux..)
Mais ne sont-ils pas tous les deux des personnages mythiques qui sous des aspects ironiques représentent l’essentiel des remords et des échecs, l’un ne serait-il pas CHARON le collecteur des âmes qui échange de quelques pièces faisaient traverser les morts pour les rivages d’une autre vie, et l’autre ne serait-il pas l’OEIL qui dans la tombe regardait Caïn.
Donnelli a beaucoup à se reprocher, sa culpabilité est avérée et avec tout ce qu’il avale il n’est pas étonnant que sa culpabilité s’exprime sous formes hallucinatoires et là plus rien n’est drôle, et comme dans la trilogie HUNTER la tragédie prends le pas sur la forme qui se voudrait quelque peu détachée en face de ce déchainement de violence.
Roman NOIR, très noir et ce n’est pas le phénomène « Manhattanenge » qui donnera une clarté et réparera les malheurs dans lesquels cette ville est engluée.
Le vice, la souffrance…on s’en fout t’es mort(e), t’es une petite fille un petit garçon, un vieux, une vieille, un branleur, un braqueur, un commerçant, un parent ou tout autre tu ne survivras pas…tu es de la viande morte ou vivante à monnayer.

Ange – Philippe HAURET

Parfois il vaut mieux être avec le diable que tu connais que l’ange que tu ne connais pas. Al Pacino

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Rosine, une criminelle ordinaire – Sandrine COHEN

Dans les yeux de la fillette, une supplique hurlante et muette, s’il te plaît, Maman, reviens. Mais Rosine ne peut pas l’entendre, elle est ailleurs, dans un trou noir, la boîte noire, un trou où il n’y a rien. Sandrine COHEN

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Nemesis – Xavier MASSE

Il sortit dans la lumière grise et s’arrêta et il vit l’espace d’un bref instant l’absolue vérité du monde. L’implacable obscurité. Du temps en sursis et un monde en sursis et des yeux en sursis pour le pleurer. Cormac McCarthy

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On dirait que t’étais mort – Jof BRIGANDET

On dirait que t'étais mort - Jof BRIGANDET chronique Dora Suarez Les gens déjà chargés de leur propre misère sont ceux qui entrent davantage par la compassion dans celle d’autrui. Jean de La Bruyère

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Le loup dans la bergerie – Fabio M. MITCHELLI

chronique dora suarez Le loup dans la bergerie - Fabio M. MITCHELLISi tu retires de notre vie ce qui est sans équivoque, il ne reste plus qu’une bergerie sans loup. Robert MUSIL

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Mort à vie – Cédric CHAM

Mort à vie - Cédric CHAM chronique dora suarez

Ce qui importe, ce n’est pas d’être le plus fort, mais le survivant. Bertolt Brecht

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Sois gentil, tue-le – Pascal THIRIET

chronique dora suarez Sois gentil, tue-le - Pascal ThirietPerdonnu mio Dio, perdonnu mio Dio. Pascal Thiriet

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La mule / Uppercuts – Sandrine DUROCHAT

uppercuts sandrine durochat la mule sandrine durochat Il y a ceux qui dévorent et ceux qui sont dévorés. C’est un bon principe de départ. Et ceux qui dévorent sont-ils plus immoraux que ceux qui sont dévorés ? John Steinbeck

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Et toujours les forêts – Sandrine COLLETTE

ET TOUJOURS LES FORÊTS de Sandrine COLLETTE chronique dora suarez

Il n’y a pas de plus tard. Plus tard c’est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre coeur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres. Cormac Mac Carthy

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Les dieux de Howl mountain – Taylor BROWN

Les dieux de Howl mountain - Taylor BROWN chronique dora suarez

Beaucoup de gens se font des idées, ils pensent qu’il y a quelque chose de romantique ou de tragique à toucher le fond. Donald Ray Pollock

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Le disparu du Mékong – Marc CHARUEL

chronique dora suarez Le disparu du Mékong - Marc CHARUELDans un monde qui a vu Hitler, le Vietnam et le Bengladesh, la vie d’un homme ne veut pas dire grand chose. André Brink

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Asylum – Emilie AUTUMN

chronique dora suarez Asylum - Emilie AUTUMN

Puis vient le jour des révélations de l’Apocalypse, où l’on comprend qu’on est maudit, et misérable, et aveugle, et nu et alors, fantôme funeste et dolent, il ne reste qu’à traverser les cauchemar de cette vie en claquant des dents. Jack Kerouac

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Dans les ténèbres – Cara HUNTER

chronique dora suarez Dans les ténèbres - Cara HUNTER

 Viens, m’ont dit les ténèbres, viens avec nous. Mais j’étais faible, je pourrissais et je n’avais même pas la force de m’agenouiller. Ténèbres, leur ais-je répondu, prenez moi la main. Emmenez moi loin de cet endroit. Et les ténèbres m’ont emmené. Denis Lehane

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Vies et morts de Marco Mariotti – Régis THOMAS

chronique dora suarez Vies et morts de marco mariotti - Régis THOMAS

Le grand argument du fascisme est de dire “tout le monde se tait, mais nous, nous disons la vérité”. Nicolas Bedos

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Deux balles – Gérard LECAS

chronique dora suarez Deux balles - Gérard LECAS

Il y a un message de justice dans chaque balle que je tire. Jorge Rebelo

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Octobre – Soren SVEISTRUP

chronique dora suarez Octobre - Soren SVEISTRUP

Les transferts, les métamorphoses, les permutations impossibles…le choc, la surprise, récompensent un peu l’amertume d’avoir vécu. Hans Bellmer

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Les martyres de Monplaisir – Jacques MORIZE

“Martyr, c’est pourrir un peu.” Jacques Prévert

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Chien de guerre – Jérémy BOUQUIN

La guerre ne rend pas les hommes plus nobles… Elle en fait des chiens… Elle empoisonne l’âme. Terence Malik

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Tu entreras dans le silence – Maurice GOUIRAN

Le silence est l’expression la plus parfaite du mépris. George Bernard Shaw

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Freeman – Roy BRAVERMAN

chronique dora suarez Freeman - Roy Braverman

L’Arménien est altruiste, parfois. Ça te laisse un million huit. Roy BRAVERMAN

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Bill, dangereuse innocence – Chris LOSEUS

Bill, dangereuse innocence - Chris LOSEUS chronique dora suarez

Toutes les choses vraiment atroces démarrent dans l’innocence. Ernest Hemingway

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Les ombres d’Oakland – Florent Marotta

chronique dora suarez Les ombres d'Oakland - Florent Marotta

La main de Dieu est visible sur les choses humaines, mais cette main même a une ombre qui nous cache ce qu’elle accomplit. Lamartine

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Une ritournelle ne fait pas le printemps – Philippe Georget

chronique dora suarez Une ritournelle ne fait pas le printemps - Philippe Georget

C’est comme une musique, une ritournelle dont on n’entendrait pas tous les mots, un chant qui laisserait son souvenir, des images, des personnages un jour rêvés… Des éclats de rire, des rêves, des lettres d’amour et des tableaux blancs sur fond de cruauté insupportable, de souffrances impardonnables… Et toujours ce même air qui reste… quelques notes lancinantes qui vous accompagnent et ne vous lâchent plus… Une autre façon dorénavant de penser la mer.  Alessandro Baricco

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Haïku et Munera – Eric CALATRABA

 Haïku Munera - Eric Calatraba chronique dora suarez

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La faim et la soif – Mickaël KOUDERO

chronique dora suarez La faim et la soif - Mickaël KOUDERO

Tout ce qui menaçait l’homme du dehors, les grands périls, les ténèbres nocturnes, la faim, la soif, les fantômes, les génies, les démons, tout ce qui le maintenait dans une insécurité fondamentale, tout cela passe à l’intérieur et nous menace du dedans. Edgar Morin

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Le chœur de l’aube – Jean-Michelle RAFFALLI

chronique dora suarez Le choeur de l'aube - Jean-Michelle RAFFALLI

Tu voudrais pour changer de vie, faire bouger les étoiles, en face de tous les interdits tu remontes ton voile, tu voudrais pour faire taire la guerre soulever des montagnes.  Gérard Coquet

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Dans la toile – Vincent HAUUY

chronique dora suarez Dans la toile - Vincent HAUUY

Mon cerveau devient comme une toile d’araignée, la vie n’y peut plus passer sans se faire prendre. Jules RENARD

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Telstar – Stéphane KELLER

chronique dora suarez Telstar - Stéphane KELLER

Je me suis souvenue de cette phrase d’un héros algérien. Si tu parles, tu meurs, si tu ne parles pas, tu meurs. Alors parles et meurs. Amélie Nothomb

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En moi le venin – Philippe HAURET

chronique dora suarez En moi le venin Philippe Hauret

Le venin insidieux du passé se mêle au présent et l’empoisonne.  Moses Isegawa

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La liste Microcebus – Ludovic BOUQUIN

Le microcebus est le plus petit primate au monde, un lémurien de deux fois la taille d’une souris qui possède le plus énorme potentiel de recherche pour l’homme, autant d’un point de vue médical que sociale, les recherches effectuées vont de la génétique à la neurologie, il serait sans doute l’animal le plus à même de répondre aux attentes des chercheurs concernant la compréhension et le traitement de certaines maladies de l’homme. Revue Scientifique

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L’affaire Perceval – Pascal MARTIN

La télévision n’est pas faite pour être regardée mais pour qu’on y passe. Noël Coward

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Mourir à Ainay – Jacques MORIZE

Il faut choisir, mourir ou mentir. Louis-Ferdinand Céline

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Apocalypse transferts – Fabio M. MITCHELLI

chronique dora suarez Apocalypse transferts - Fabio M. MITCHELLI

Puis vient le jour des révélations de l’apocalypse, où l’on comprend qu’on est maudit et misérable, et aveugle et nu et alors, fantôme funeste et dolent, il ne reste qu’à traverser les cauchemars de cette vie en claquant des dents. Jack Kerouac

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Crow – Roy BRAVERMAN

chronique dora suarez Crow - Roy BRAVERMAN

Quand un individu a été longtemps traqué, il conserve dans la quiétude même des instincts de méfiance. Lev Aslanovitch Tarassov

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Broyé – Cédric CHAM

chronique Dora-Suarez Broyé - Cédric ChamOn ne peut guère s’attacher à plusieurs choses à la fois, mais il faut être soi tout entier pour une ou deux de ces choses essentielles. Hors de cela on est broyé sans espoir et notre conscience se détourne de nous. René Char

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Romilda – Bénédicte ROUSSET

chronique Dora Suarez Romilda Bénédicte Rousset                           Proverbe Chinois   Vaucluse, Juin 1912. Rosa Barloti 7 ans, disparaît dans un mystère absolu. On retrouvera seulement sa robe, ensanglantée, au pied d’un arbre. Sa famille a juré vengeance, peu importe le temps que cela prendra. Une question d’honneur, au sein de ce clan Corse.  Vaucluse, Septembre 2018. Ange Barloti est lié par le sang à la petite Rosa. Il a juré de venger l’outrage fait aux siens il y a plus d’un siècle. Mis à part son domaine, c’est la finalité de sa vie : laver l’honneur de sa lignée et trouver le descendant du coupable.   J’ai eu le sentiment d’avoir lu deux romans en un. D’une part une intrigue policière non dénuée d’intérêt avec les personnages d’enquêteurs particulièrement attachants, possédant une réelle épaisseur, un crime vieux d’un siècle qu’ils se doivent d’éclaircir. Avec à la clé une vengeance ancestrale devant se terminer dans le sang. Et pourtant, à part la trace de sang sur les vestiges de la robe de Rosa, aucune effusion de sang dans ce roman qui replonge tous les protagonistes dans le passé. Ce passé intimement lié à la première guerre mondiale est la clé de voûte de cet ouvrage. Les enquêteurs remontent le temps et Romilda tente d’échapper à son chagrin, cause d’une trahison amoureuse en retournant dans la maison paternelle où elle découvrira une liasse lettres écrites par un soldat sur le front de cette même guerre.  Romilda va les lire une à une, ce sont des lettres d’amour écrites par le soldat Félix à sa fiancée à laquelle elle va s’identifier dans un élan de sensualité effréné, laissant libre court à ses fantasmes, s’éprenant de lui lecture après lecture, elle va lui répondre et nous nous trouvons face à un roman épistolaire d’une grande finesse et d’une grande beauté, car même si : (extrait) -j’aime quelqu’un -Qui est-ce ? -Il est mort. Elle va en quelque sorte lui redonner vie et tenter de se redonner vie à elle-même en se jetant à corps et à coeur perdu dans cette improbable histoire d’amour.  Ce roman m’a évoqué un long dimanche de fiançailles de Japrisot, sans doute par la similitude de l’époque, mais je crois surtout par l’analogie que j’ai fait entre les deux héroïnes, deux femmes éperdument amoureuses se refusant de croire à la disparition de l’être cher. Le style est remarquable aussi bien dans le récit de l’enquête que dans les “ échanges” épistolaires si délicieusement suranné. Benedicte Rousset passe de l’un à l’autre avec une grâce et une élégance rare. Camille Claudel elle-même n’aurait pas renié le style ni l’emphase amoureuse dont elle faisait preuve dans ses correspondances avec Rodin.  J’ai lu un très beau livre et je terminerai par un court plagiat.  Ma douce amie, comment te faire part du bonheur rencontré à la lecture de tes mots qui sont comme de délicieuses friandises et sonnent à l’intérieur de moi comme une douce musique mélancoliqueL’eau ne reste pas sur les montagnes, ni la vengeance dans un grand cœur. Proverbe chinois

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L’inconnue de l’équation – Xavier Massé

chronique dora suarez L'inconnue de l'équation - Xavier Massé

Pour interpréter un rôle, il faut se libérer de son ego, n’avoir aucun contrôle, accepter l’inconnu. Joaquin Phoenix

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Le voyage de Madison – Chris LOSEUS

chronique Dora Suarez Le voyage de Madison - Chris LOSEUS

Les souvenirs sont des adieux prolongés sur le quai de la vie. Touria Uakkas

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Si je meurs avant mon réveil – Philippe SETBON

chronique dora suarez Si je meurs avant mon réveil - Philippe SetbonLa vie est belle et cruelle à la fois, elle nous ressemble parfois. Moi je suis né ici pour n’être qu’avec toi. Nicola Sirkis

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Le Prieuré de Crest – Sandrine Destombes

chronique Dora-Suarez Le Prieuré de Crest - Sandrine Destombes

Quand les sages sont au bout de leur sagesse, il convient d’écouter les enfants. Georges Bernanos

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L’aigle des tourbières – Gérard COQUET

chronique Dora-Suarez L'aigle des tourbières - Gérard Coquet

Il a un caractère d’Albanais : il trébuche sur une pierre, il lui tire dessus. Proverbe albanais.

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In lux limine – Jean-Michel RAFFALLI

chronique Dora-Suarez In lux limine - Jean-Michel Raffalli

En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant. Nelson Mandela

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Demande à la savane – Jean-Pierre CAMPAGNE

chronique dora-suarez Demande à la savane - Jean-Pierre Compagne

La transgression se comporte comme une petite braise jetée dans la savane, on voit où la flamme prend mais nul ne sait où elle s’arrêtera. Ahmadou Kouromma

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Jusqu’au premier mot – Pascal MILLET

chronique dora-suarez Jusqu'au premier mot - Pascal Millet

“Se souvenir” voilà le premier pas vers “comprendre”. Arnold Schoenberg

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Wendigo, La brigade des chasseurs d’ombres – Chrysostome GOURIO

chronique dora suarez LA BRIGADE DES CHASSEURS D’OMBRE -Chrysostome GOURIOLe wendigo est une créature surnaturelle du folklore des amérindiens. Il est le plus souvent décrit comme un monstre anthropophage ou comme un esprit malfaisant possédant les humains et les rendant cannibales.

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La prière du maure – Adlène MEDDI

chronique dora-suarez La prière du maure - Adlène Meddi

Si chaque pas posé sur la terre est une prière, alors vous progresserez toujours dans le respect du sacré. Alors votre pas sera sacré. Charmaine Whiteface

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Les jumeaux de Piolenc – Sandrine DESTOMBES

A un moment donné nous devons tous perdre notre innocence, n’est ce pas, c’est inévitable. Victor Del Arbol

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