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Dora-Suarez : L'actu littérature noire

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chronique

VOL AF 747 POUR TOKYO – Nils BARRELLON

Vol AF 747 pour Tokyo par Barrellon
“Séparer la question principale de celles qui ne le sont pas, voilà la première tâche d’un esprit ordonné.”

Agatha CHRISTIE

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Nous sommes bien pires que ça – Guillaume AUDRU

La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas.

Paul VALERY

Eté 1918, la Première Guerre Mondiale touche à sa fin. Ici, on combat. Ailleurs, on négocie la paix. Le capitaine Simon Fleurus est un héros contradictoire. Il s’est couvert de gloire sur les batailles de la Marne, de Verdun mais a désormais droit à une réputation peu flatteuse dans l’armée. En effet, un an auparavant, lors des combats du Chemin des Dames, il a, entre autres, participé aux tribunaux militaires chargés de condamner les mutins.
Harassé par ces guerres obscures et souffrant de stress post-traumatique, il sollicite sa mutation, au grand étonnement de son état-major. Ses supérieurs, qui ont apprécié ses capacités d’enquêteur, l’envoient en Algérie française. Dans un bagne de l’armée, en plein désert du Sahara, les cas d’évasion sont particulièrement élevés. Fleurus, accompagné du major Louis Zamberlan, pénètre dans la gueule de l’enfer..

https://www.franceculture.fr/oeuvre-biribi-les-bagnes-coloniaux-de-l-armee-francaise-de-dominique-kalifa

https://www.lefigaro.fr/livres/2009/04/23/03005-20090423ARTFIG00388-pas-de-pitie-pour-les-soldats-refractaires-.php

Les Conseils de guerre et la Justice militaire - Wikisource
BAGNES MILITAIRES en 1914: LE MIROIR aborde ce sujet tabou. | Un Monde de  Papiers
BAGNES MILITAIRES en 1914: LE MIROIR aborde ce sujet tabou. | Un Monde de  Papiers

L’horreur justifiée par une autre horreur: la guerre.

« Ce qu’il voit aujourd’hui dépasse sa conception de l’humanité. Abrutis par le soleil, la chaleur, le sable, le vent, ces hommes sont devenus fous. Loin des yeux du front, imprégnés d’un profond sentiment d’impunité, ils se croient tout permis. Pour eux, réduire leurs semblables à une parcelle de néant est devenu un acte d’une extrême banalité.
Le symbole de la punition, la preuve même que le cachot n’est pas une solution suffisante. Tant qu’ils recommenceront, ils y auront droit. »

Fût un temps où l’Inquisition agissait au nom de Dieu, menant des êtres qui au nom de la foi en Dieu devaient mourir, expiés leurs péchés de déviances envers la Foi étatique, les menant au bucher au devant du public, ésperant ainsi faire grandir la dévotion du tout un chacun en une grande liesse macabre : « la montée au sacrifice ».
En nos temps pas si éloignés l’Etat a conduit en une marche lente une foule d’hommes vers un sacrifice tout aussi indigne, celui d’une rédemption par la souffrance entrainant par là des exactions que personne à l’époque ne voulait nommer au risque de se voire assigner au même sort : « ennemi de la république » ou encore « anarchiste ».
A la différence de l’Inquisition, l’institution militaire-républicaine ne donnait que peu d’informations sur ces disparitions, les transformant en peines d’incarcérations pour motifs, le plus souvent d’insubordinations ou de désertions.
Les bagnes militaires naissaient.

Avec eux, cet éloignement géographique qui permettait aux proches de ces victimes de justifier l’absence de nouvelles, permettait aussi d’asseoir la colonisation à moindre coût.

Rien ne se perd dans le roman de Guillaume AUDRU, tout ce que je viens d’évoquer et bien d’autres choses qui m’ont sans doute échapper.
C’est un roman intense, pesant, infligeant, une douleur à lire
.

Il y a bien sûr une intrigue, un récit, des personnages, au passage très bien ancrés dans leurs rôles, mais la réalité de ce récit c’est de nous dire l’Histoire.

AAHHH ! mais quelle horreur Guantanamo crions nous quand nous sommes les héritiers de ce témoignage, seules les méthodes de tortures ont changées et la communication avec.

Ludovic FRANCIOLI

Fracassés- Julien DALUIS

Où la douleur s’abat subitement sur moi, me fracasse le crâne, lacère la moindre parcelle de mon cœur, me transperce l’âme. Et les larmes m’assaillent. Elles me brûlent les yeux pour finalement me ronger les joues. Et j’ai l’impression de m’effondrer de l’intérieur. Inconnu

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Ravages – Lison CARPENTIER

La douleur morale est plus cuisante que la douleur physique ; l’ennui, la séparation, sont des maux capables de causer les pires ravages, même chez les personnes les plus plus fortes.” Adrienne MAILLET

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La mémoire de l’oubli – Martin LONG

La mémoire de l'oubli dora suarezEn 2019, le New York Time diffuse plus de 400 documents officiels chinois. Ils attestent de l’existence des camps de concentration modernes où sont détenus une partie de la communauté des Ouïghours. Ce non-respect des droits de l’homme est perçu, par certains chercheurs, comme un génocide.

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