
En cet été de 1974, dans la banlieue irlandaise de South Boston, Mary Pat Fennessey mène une existence routinière. Un soir, Jules, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison, et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble.
D’autant que la récente politique de déségrégation mise en oeuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare. Dans sa recherche effrénée de sa fille, Mary Pat, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, si dévastatrice soit-elle.
Grand roman américain, Le Silence met à nu le coeur sombre d’un pays en plein désarroi à travers le portrait d’une mère au coeur brisé.
Après six ans d’absence, Le silence signe le retour de l’auteur à son meilleur niveau.
Toutes les grandes choses que seule une mère peut accomplir se trouvent dans ces 400 pages de bruit et de fureur.
Un contexte politique marquant : la période du « busing » à Boston. En juin 1974, pour enrayer la ségrégation raciale, il fut décidé que des enfants des quartiers noirs seraient menés en bus à l’école d’un quartier blanc et vice versa.
L’histoire débute quelques jours avant la rentrée 1974.
La fille de Mary Pat, 17 ans, disparaît une nuit pendant laquelle un jeune adolescent noir est tué.
Mary se lance à sa recherche à travers les trafiquants et autres racketteurs dirigés par Marty Butler.
Cette quête lui révelera une autre facette de la ville, de la politique et de sa propre vie, on comprend alors pourquoi la recherche de sa fille se mue en croisade vengeresse.
Dialogues sublimes, sens de la formule, équilibre de l’action, puissance tragique, tout l’art de Dennis LEHANE dans cette formule : Boston et la violence faite aux enfants.
Mes remerciements à Hubert Artus

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