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Dora-Suarez : L'actu littérature noire

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2016

MANHATTAN SUNSET – Roy BRAVERMAN

L’important en enfer c’est de survivre

Michel AUDIARD

Il n’y a pas pire vengeance que ce qui blesse ceux qu’on aime.
À moins qu’on ne les tue.
Il n’y a pas pire obsession qu’un fantôme qui vous hante.
À moins que ce ne soit celui d’un ami.

Il n’y a pas pire crime que de tuer une enfant.
À moins de la tuer deux fois.

Un New York sombre et violent, avec des rues comme des canyons dans lesquels la vie se perd et la mort s’engouffre. Avec fracas parfois, comme lorsqu’elle vient saisir une petite fille, retrouvée assassinée, le corps mutilé, au milieu d’un amas d’épaves de voitures.
En équilibre précaire, accroupi tout en haut d’une pile de carrosseries déglinguées, Pfiffelmann interroge son partenaire, l’inspecteur Donnelli :  » Alors, tu en dis quoi ?  » Un début d’enquête somme toute normal.
Sauf que  » Pfiff  » est un fantôme, qui exige lui aussi la vérité sur les circonstances de sa mort. Comme si Donnelli n’avait pas déjà tout son soûl de crimes, d’obsessions et de vengeances. Comme si la ville ne lui avait pas déjà arraché un lourd tribut.
Pourtant, une fois par an, New York lui offre aussi un instant magique, lorsque le soleil couchant symétrique et flamboyant du Manhattanhenge prend la 42e rue en parfaite enfilade. Une illumination divine, comme la révélation d’un indice éclaire un crime d’une lumière nouvelle. Avant que tout, la ville comme la vie de Donnelli, ne sombre à nouveau dans la nuit.
Un polar noir et puissant, dans une ville que l’on croit connaître mais dont Roy Braverman fait un portrait inédit, aussi tragique et attachant que ses autres personnages, aussi à l’aise dans l’humour que dans le suspense, et porté par une écriture remarquable.

Il y a deux façons d’aborder les romans de Roy BRAVERMAN

Vous plongez dans une nostalgie des polars américains années 80/90 à la manière de « 48 Heures », la série « Deux flics à Miami » ou encore « Cliffhanger » ces fameux polars survitaminés qui laissent flotter l’humour dans les mêmes eaux que la violence.

Ou alors, selon les mêmes références cinématographiques vous plongez chez Walter HILL, chez KITANO, chez Alan PARKER, chez Denis HOPPER.

A la manière de la série « HAPPY » créee par Grant MORRISON, Donnelli a un interlocuteur imaginaire, chez Grant MORRISON il s’agit d’une licorne facétieuse à la manière d’un Jeminy Crickett, chez Roy BRAVERMAN il s’agit d’un fantôme, celui de Pfiffelmann le coéquipier de Donneli tué en mission.

Dans les deux cas, les dialogues sont grinçants, les paroles prononcées sont à la fois des mises en garde, des reproches et des regrets. Roy BRAVERMAN sait construire des dialogues qui sonnent comme des actions et font parfois même encore plus mal.
Soyons « léger » et sourions aux interventions de Pfiff et aux situations cocasses que cela engendre, comme nous pouvions sourire à l’apparition de Mardiros le collecteur de dettes dans la trilogie « HUNTER » (l’arménien est précautionneux..)
Mais ne sont-ils pas tous les deux des personnages mythiques qui sous des aspects ironiques représentent l’essentiel des remords et des échecs, l’un ne serait-il pas CHARON le collecteur des âmes qui échange de quelques pièces faisaient traverser les morts pour les rivages d’une autre vie, et l’autre ne serait-il pas l’OEIL qui dans la tombe regardait Caïn.
Donnelli a beaucoup à se reprocher, sa culpabilité est avérée et avec tout ce qu’il avale il n’est pas étonnant que sa culpabilité s’exprime sous formes hallucinatoires et là plus rien n’est drôle, et comme dans la trilogie HUNTER la tragédie prends le pas sur la forme qui se voudrait quelque peu détachée en face de ce déchainement de violence.
Roman NOIR, très noir et ce n’est pas le phénomène « Manhattanenge » qui donnera une clarté et réparera les malheurs dans lesquels cette ville est engluée.
Le vice, la souffrance…on s’en fout t’es mort(e), t’es une petite fille un petit garçon, un vieux, une vieille, un branleur, un braqueur, un commerçant, un parent ou tout autre tu ne survivras pas…tu es de la viande morte ou vivante à monnayer.

Rosine, une criminelle ordinaire – Sandrine COHEN

Dans les yeux de la fillette, une supplique hurlante et muette, s’il te plaît, Maman, reviens. Mais Rosine ne peut pas l’entendre, elle est ailleurs, dans un trou noir, la boîte noire, un trou où il n’y a rien. Sandrine COHEN

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Le loup dans la bergerie – Fabio M. MITCHELLI

chronique dora suarez Le loup dans la bergerie - Fabio M. MITCHELLISi tu retires de notre vie ce qui est sans équivoque, il ne reste plus qu’une bergerie sans loup. Robert MUSIL

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Apocalypse transferts – Fabio M. MITCHELLI

chronique dora suarez Apocalypse transferts - Fabio M. MITCHELLI

Puis vient le jour des révélations de l’apocalypse, où l’on comprend qu’on est maudit et misérable, et aveugle et nu et alors, fantôme funeste et dolent, il ne reste qu’à traverser les cauchemars de cette vie en claquant des dents. Jack Kerouac

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Bienvenue à Cottons’ Warwick – Michael MENTION

couvLes vices sont comme les bestiaux qui s’engraissent jusqu’à ce qu’ils soient bons pour la tuerie. Ben Jonson

Même s’il arrive à certains humains de se conduire bestialement, les chiens continuent de demeurer des chiens. Noëlle Chatelet Lire la suite

Jenny – Fabrice COLIN

jennyLes ruses et les machinations ténébreuses ont été imaginées par les hommes pour venir en aide à leur lâcheté. Euripide Lire la suite

Corinne n’aimait pas Noël – Jean-Luc TAFFOREAU

9782265059276fs– Vous mettez jamais de trempe à votre femme ?
– Si ! Mais pas avec un fer à souder…
– C’est parce que vous êtes pas bricoleur !
Le Père Noël est une ordure. Lire la suite

Un avant-goût des anges – Philippe SETBON

setbon-bmpSi vous n’êtes pas toujours femme en amour, vous le redevenez en vengeance. Honoré de BALZAC

La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents, mais elle vient. Victor HUGO Lire la suite

Du barbelé sur le cœur – Cédric CHAM

barbeleLe mal qu’on te fait la nuit a commencé le jour. Janis OTSIEMI Lire la suite

Yaak valley, Montana – Smith HENDERSON

yaak-valleyToi qui entre ici abandonne toute espérance. Dante Lire la suite

Soul of London – Gaëlle PERRIN-GUILLET

soulUn soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à mon amour
Vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte
Guillaume APOLLINAIRE
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Une forêt obscure – Fabio M. MITCHELLI

une-foret-obscureSavez-vous ce que disent les arbres lorsque la hache entre dans la forêt ? Regardez ! C’est l’un des nôtres. Sorj CHALANDON

Le péché c’est ce qui obscurcit l’âme, c’est ce qui s’oppose à la joie. André GIDE Lire la suite

Un zéro avant la virgule – James HOLIN

ob_c4ad58_un-zero-avant-la-virguleL’argent est en tous points comme le sexe. On n’arrête pas d’y penser quand on est en manque et on pense à autre chose quand on en a. James Baldwin Lire la suite

Rémission spontanée – Ludovic BOUQUIN

ob_cdd86e_remisisionLa science ne consiste pas seulement à savoir ce qu’on doit ou peut faire, mais aussi à savoir ce qu’on pourrait faire quand bien même on ne doit pas le faire. Umberto ECO Lire la suite

Tunnel – Éric COURTIAL

TunnelNe parlons pas d’argent, ça énerve ceux qui n’en ont pas ! Francis BLANCHE Lire la suite

Rien ne se perd – Cloé MEHDI

Mise en page 1Douceur des larmes qui consolent et parviennent à émouvoir ceux qui en sont témoins et pour un peu les partageraient. Violence des sanglots. Brusques spasmes, incoercibles, imprévisibles. Suffocation, souffle coupé. Attaque soudaine de l’intérieur. Sans défense… Tout le corps secoué qui plie, se casse en deux. Rien pour s’en protéger. Ça éclate en vous. J.B. PONTALIS Lire la suite

La promesse – Cédric CHAM

1070647148C’est un homme en action, en fuite perpétuelle, jusqu’au moment où le sol craque sous ses pas et le défi final est magnifique…  Michel SERRAULT  Lire la suite

Traquenards – Alan BRENHAM

traquenardsRarement, un ouvrage n’aura aussi bien mérité son titre. Lire la suite

T’es pas Dieu, petit bonhomme – Philippe SETBON

dieu« Le retour des revenants ne fait pas qu’exercer une justice personnelle ou témoigner du retour du refoulé, il vient dénoncer une iniquité collective». Alexandre GEFEN Lire la suite

Je m’appelle Blue – Solomonica DE Winter

blue

Vous m’avez demandé si c’était fatigant, Docteur, si c’était fatigant de faire tourner ma vie autour d’un livre. Oui, c’est fatigant. C’est mentalement épuisant, éreintant. Une vie où les rêves sont la réalité et la réalité un cauchemar. Mais c’est tout ce que j’ai connu. Et tout ce que je veux connaître. Solomonica de WINTER Lire la suite

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